Y a un bateau qui s’est cassé en deux, que sur tous ces
endroits s’est répandue une saloperie innommable et on se
sent, on se sent souillés parce que c’est sur nos
trésors que ça s’est répandu. On se sent humiliés
aussi parce que ça a recommencé et que ça peut
recommencer ce soir et on fait une chanson parce qu’il
faut que ça sorte.
Un pavillon de complaisance
Un armateur digne de confiance
Le bénéfice pour étendard
Quelques esclaves pour équipage
Une couche de rouille pour le blindage
Et vingt-deux mille tonnes de coaltar.
Erika, Erika
Je n’irai plus, je n’irai plus chez ton affréteur par
hasard.
Les hommes avaient fait un beau rêve
Le siècle du progrès s’achève
Et c’est plutôt sur un cauchemar.
Rien n’a beaucoup changé sur terre
En cette fin de millénaire
La merde humaine mise à part
Erika, Erika
Je n’irai plus, je n’irai plus chez ton affréteur par
hasard.
Souillés les rivages de l’enfance
Souillés les amours de vacances
Souillé le sable des mémoires
Salis le travail des presqu'îles
Et la réputation des îles
Salie la lumière des grands phares.
Erika, Erika
Je n’irai plus, je n’irai plus chez ton affréteur par
hasard.
Erika, Erika
Je n’irai plus, je n’irai plus chez ton affréteur par
hasard.
Sur leurs cirés les bénévoles
Ont écrit en noir ces paroles
Ce naufrage n'était pas fatal
Ce qu’on ramasse avec nos pelles
Naviguait dans une vielle poubelle
Pour faire bander le capitale.
Ce qu’on ramasse avec nos pelles
Naviguait dans une vieille poubelle
Pour épargner quelques dollars.
Erika, Erika
Je n’irai plus, je n’irai plus chez ton affréteur par
hasard.

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